Unis pour les communautés forestières de Lanaudière

À la suite de la sortie conjointe de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), et de l’Union des municipalités (UMQ), monsieur André Tremblay, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et Me Guy Bisaillon, président de la Chambre de Commerce du Grand Joliette tiennent à rappeler l’importance de l’industrie forestière pour la région de Lanaudière.

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Un constat inquiétant pour la région

En procurant plus de 59,000 emplois directs aux travailleurs, l’industrie forestière est le deuxième secteur manufacturier en importance au Québec. Or, au cours des dernières semaines, deux études distinctes ont dressé un portrait sombre de la situation de l’industrie forestière québécoise. Ces études, réalisées par la firme WoodMarkets et le Groupe DDM, démontrent que:

  • C’est au Québec que le coût d’approvisionnement en bois est le plus élevé, celui-ci ayant connu une hausse de 12% entre 2012 et 2014 (DDM);
  • Les transferts à l’État ont augmenté de 52% au cours de la même période;
  • En 2014, le Québec se positionne en 25e place dans le monde, et le 12e sur 12 en Amérique du Nord, en termes de bénéfices avant impôt, intérêt et amortissement (BAIIA) pour l’industrie forestière (WoodMarkets);
  • Le profit des entreprises ontariennes est 7 fois plus élevé que celui du Québec (WoodMarkets).

«La forêt québécoise est une richesse exceptionnelle dont nous devons maximiser les retombées. Le Québec doit demeurer compétitif. On ne peut se permettre de laisser tomber ces travailleurs lanaudois, il faut que le gouvernement du Québec soutienne adéquatement l’industrie afin qu’elle prenne la place qu’elle mérite sur les marchés», a affirmé Madame Pascale Lapointe-Manseau, directrice générale de la Chambre.

Des gestes concrets pour l’industrie

Il est possible de renverser la vapeur. L’industrie forestière veut reprendre sa place de leader à l’échelle nord-américaine et contribuer davantage à la création de richesses collectives, et ce, à l’instar de la place qu’elle a si longtemps occupée dans le développement économique du Québec.

Pour ce faire, le CIFQ a identifié deux axes d’intervention autour desquels il demande, avec l’appui de ses partenaires municipaux et du milieu des affaires, au gouvernement de déployer son intervention:

  • Ramener le coût de la fibre à sa juste valeur marchande;
  • Accélérer la transformation de l’industrie des pâtes, papiers, cartons et panneaux.

«Aujourd’hui, nous sommes réunis pour demander aux membres de la cellule d’intervention forestière de soutenir notre secteur forestier en lui permettant de redevenir compétitif. Nous avons l’ambition de quitter la queue de peloton et de revenir parmi les leaders. Nous savons que le premier ministre partage cette ambition et l’interpellons afin qu’il pose les gestes qui assureront l’avenir de notre industrie et la prospérité de l’économie du Québec. À travers nos propositions, nous démontrons que nous sommes prêts à relever ce défi et à donner le coup de barre requis, et ce, de concert avec le gouvernement», a conclu M. André Tremblay.